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Les brebis sont en plaine, jamais à plus d’une heure ou deux de marche de la bergerie (1h ou 2h aller… et oui les brebis ça aime marcher !).

Le troupeau est conduit par le berger dans les prairies ainsi que les zones naturelles comme autour du lac et au bord des rivières, le Tech notamment. Il nous est offert un cadre formidable, encore préservé et classé Natura 2000 (si vous souhaitez en savoir plus sur ce volet « nature » de la bergerie, rendez vous dans la rubrique « environnement naturel de la bergerie »).

Les brebis vont également pâturer l’herbe présente dans les vignes et les vergers, ce qui permet aux viticulteurs et arboriculteurs de bénéficier d’un désherbage naturel ainsi que d’une fertilisation naturelle liée aux déjections du troupeau. Cette complémentarité entre l’élevage et les productions végétales est à la base de l’agriculture naturelle et elle existe depuis le début de l’histoire de l’agriculture.

Durant cette période nous restons proche de la bergerie aussi parce que avec le froid, il est préférable de passer la nuit dedans, et par temps de pluie, tout le monde rentre en bergerie et tape joyeusement dans les réserves de foin ! Les brebis sont comme nous, elles craignent particulièrement le froid humide et peuvent attraper des infections pulmonaires… (d’où la chanson « il pleut bergère, rentre donc tes moutons, sinon vous allez tous choper la crève »)

L’agnelage bat son plein ! Les mamans restent à l’abris en bergerie pour agneler tranquillement et pour prendre bien soin des premiers jours de leurs petits.

Les jeunes agneaux et agnelles, qui peinent à suivre les mamans dans les prés, restent en bergerie au chaud en attendant impatiemment le retour des mamans le soir. Dès que ces jeunes auront assez de force pour suivre, ils sortiront avec tout le monde.

Dans notre élevage, nous ne sevrons pas les petits, ils restent tout le temps avec leurs mères et ils se sèvreront naturellement en mangeant de l’herbe petit à petit.